Accueil > Choisir entre l'éthylotest anti-démarrage ou la suspension de son permis.
Afin d'augmenter la sécurité sur nos routes, le gouvernement a mis en place l’Éthylotest anti-démarrage également appelé EAD pour lutter contre la survenue des accidents liés à la conduite en état d’ivresse. En début d’année 2019, ce dispositif sera proposé aux conducteurs contrôlés positif et présentant un taux d'alcoolémie inférieur à 1,8 g/litre de sang. Mais, comment se présente ce nouvel appareil et quelles sont les obligations du conducteur ?
L’Éthylotest anti-démarrage (EAD)

Le gouvernement a expérimenté l’Éthylotest anti-démarrage ou EAD pendant 3 ans, dans le Nord, la Marne, la Drôme et depuis deux ans dans le Finistère. C’est un instrument qui permet de mesurer le taux d’alcool présent dans l’air expiré. Il est raccordé avec le système de démarrage du véhicule et empêche sa mise en route s'il enregistre un taux d’alcool supérieur à la limite réglementaire, soit 0,1 mg /l pour les jeunes conducteurs (correspondant à 0,2g/litre de sang) ou 0,25 mg /l d’air expiré (0,5g/litre de sang). Le principal objectif de ce test est de lutter contre les accidents de la circulation dus à l’alcool avec un contrôle avant démarrage des voitures.
L’EAD permet aux conducteurs dont le permis de conduire est suspendu d’avoir la possibilité de continuer à conduire pour certains trajets, tels que pour se rendre sur son lieu de travail. Cela évite les diverses difficultés liées à l’emploi de la personne. Si la personne n’accepte pas d’utiliser l’EAD, il n’a tout simplement plus la possibilité de conduire.
Quels sont les conducteurs concernés par ce dispositif ?
L’Éthylotest anti-démarrage est imposé à un conducteur sous la décision de la justice ou du préfet d’un département tout en prenant en compte l’avis d’un médecin qui fait partie des commissions médicales. Sont concernés par ce dispositif, les conducteurs qui subissent un contrôle et présentant un état alcoolique ou un état d’ivresse, ainsi que les conducteurs étant responsables d’homicide ou de blessures involontaires sous l’emprise d’alcool. Le conducteur aura alors la possibilité de conduire de manière restrictive, avec l’obligation d’utiliser un véhicule équipé de l’EAD, équipement qui sera installé à ses frais.
La mesure d’installation de l’EAD
L’EAD est un dispositif légal et homologué par les autorités compétentes. Il doit être mis en place par un installateur agréé par la préfecture de la zone concernée. La liste de ces installateurs est disponible au niveau de la préfecture ou sur son site internet. L’installation de l’Éthylotest anti-démarrage est à la charge du conducteur. Il peut choisir entre un achat (environ 1300 € plus les frais d’installation) ou une location (une centaine d’euros par mois, installation comprise).
Le propriétaire du véhicule doit impérativement faire vérifier le dispositif une fois par an dans un établissement agréé. Si le conducteur ne procède pas à la vérification en temps et en heure, l’EAD peut empêcher le moteur de démarrer. Lors d’un contrôle effectué par les forces de l’ordre, le conducteur n’a qu’à justifier de la bonne installation du dispositif.
Le mode de fonctionnement de l’Éthylotest anti-démarrage
L’EAD fonctionne par le biais de 2 contrôles :
- Un 1er souffle s’effectue au moment du démarrage du véhicule : si le taux d’alcoolémie par litre d’air est inférieur à la limite autorisée, le véhicule démarre.
- Un second souffle est demandé de manière aléatoire, c’est-à-dire entre 5 et 30 minutes suivant le démarrage de la voiture. Il permet de déterminer si le conducteur ne se trouve pas dans un état d’alcoolémie ascendante ou si une autre personne n’a pas soufflé dans le dispositif à sa place au moment du démarrage.
- Si le test est négatif, le conducteur peut poursuivre sa route.
- Si ce test s’avère positif ou s’il n’est pas effectué, le véhicule ne démarrera pas suite au prochain arrêt.

L’Éthylotest anti-démarrage est une alternative à la suspension de permis. Il est le moyen d’empêcher un conducteur alcoolisé de prendre le volant, mais laisse malgré une suspension de permis, sur proposition du juge, la possibilité de conduire aux personnes dont le taux d’alcoolémie est inférieur au seuil autorisé. La possibilité de conduire est restrictive et se fait sous certaines conditions, mais cela lui permet d’éviter de nombreux désagréments, notamment, celui de la perte d’un emploi pour cause d’impossibilité de se rendre sur son lieu de travail ou de réaliser ses déplacements professionnels.
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Il y a 2 commentaire(s).
De Alex, le 10-19-2019 :
Bonjour je me suis fais contrôler avec un taux de 2g04 cest la première fois que ca m'arrive et je travail à 1h20 de chez moi puis je demander l'appareil ead et comment faire les démarches.
jai déjà pris rdv pour ma prise de sang et mes tests psychotechniques pour lundi et dans la foulée avec les médecins pouvais vous m'éclaircir a ce sujet merci a vous
De Admin, le 10-24-2019 :
Bonjour alex,
ce dispositif peut-être mis en place sur proposition du juge uniquement.
donc à voir lors de votre passage au tribunal.
