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S'endormir en conduisant ferait parti des principales causes d’accidents.

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Difficile à combattre, la somnolence au volant ne peut pas être incluse dans les plans d’actions globaux de la Sécurité Routière, comme avec le renforcement des radars sur les routes, ou avec des contrôles des forces de police plus fréquents. Pourtant, loin d’être marginal, on estime à 800 le nombre de personnes mortes sur les routes en 2012 à cause de ce phénomène. Il est donc temps de prendre des mesures et d’inciter les conducteurs à faire preuve de plus de vigilance.

Des chiffres inquiétants.

Somnoler au volant.

Si la trop forte consommation d’alcool et le non-respect des limitations de vitesse font toujours partie des causes principales des accidents mortels sur les routes, la somnolence au volant n’est pas un danger à mettre de côté : selon une étude publiée par l’association 40 millions d’automobilistes en avril 2013, ce phénomène aurait entrainé la mort de 800 personnes en 2012 (soit un quart des décès survenus sur les routes), devenant ainsi la deuxième cause d’accidents mortels (et même la première sur les autoroutes, selon Pierre Chasseray, délégué général de l’association). La Sécurité Routière estime également que plus de la moitié des conducteurs décident de prendre la route même quand ils manquent de sommeil ou se sentent fatigués, ce qui ne fait qu’augmenter les risques d’accidents. D’ailleurs, proportionnellement, le nombre de morts reste pour l’instant limité : ce sont en effet 40 000 accidents qui seraient imputables l’année dernière à la somnolence au volant. Des mesures sont donc à envisager avant que le phénomène ne s’amplifie.

Les mesures proposées.

Loin de ne dresser qu’un constat, l’association de défense des automobilistes propose également des mesures pour prévenir les accidents dus à la somnolence. Elle demande tout d’abord au gouvernement et à la Sécurité Routière de renforcer la prévention : si de nombreux spots et affiches sont destinés à la lutte contre l’alcool et la vitesse au volant, peu de campagnes sensibilisent l’opinion aux dangers de la fatigue. Elle propose ensuite de revoir certaines infrastructures routières, pour améliorer la sécurité, comme la pose de glissières de sécurité sur les routes nationales par exemple, mais surtout la généralisation sur les routes secondaires des marquages au sol avec des lignes sonores. L’association insiste sur le fait que ces travaux, en plus de ne pas être trop couteux, sauveraient de nombreuses vies. Elle s’adresse enfin aux constructeurs automobiles en leur demandant d’améliorer les nouvelles technologies embarquées et de proposer plus régulièrement sur leurs voitures des avertisseurs de franchissement de lignes continues.

Une vigilance de la part des automobilistes.

Mais pour faire diminuer le nombre de décès dus à la somnolence au volant, ce sont aussi les automobilistes qui doivent être éduqués. Picotements dans les yeux, paupières lourdes, vision trouble, courbatures et raideurs dans la nuque… tous ces phénomènes sont des avertisseurs qu’il ne faut pas négliger. C’est la façon dont le corps s’exprime pour dire qu’il a besoin de repos. Pour éviter les risques de somnolence, en plus d’écouter son corps, il est également conseillé de dormir au moins 6h30 à 7h par nuit. En dessous de 6h de sommeil, les risques de somnolence sont en effet multipliés par trois. De plus, et cela concerne surtout les conducteurs de poids-lourds ou les personnes passant leur journée sur les routes, il ne faut pas oublier que faire une pause toutes les deux heures est important (ainsi que boire un café, par exemple) puisque cela redonne de l’énergie à l'organisme. Il est bon de rappeler que les risques de somnolence se situent surtout la nuit, entre 2h et 5h du matin, et en début d’après-midi, entre 13h et 15h (au moment de la digestion). Il ne faut donc pas hésiter, dans ces cas-là, à faire une petite pause : dix minutes de sommeil suffisent à effacer les traces de fatigue.

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