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Nouvelle possibilité pour réduire sa période probatoire à deux ans.

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Aujourd'hui, s'il passe son permis de manière traditionnel, un nouveau conducteur obtient un permis de conduire probatoire pour une durée de trois ans. Toutefois, en le passant en conduite accompagnée, la période probatoire est réduite à deux ans car cette méthode d’apprentissage apporte une meilleure expérience.

Soucieux de mieux former les jeunes conducteurs et d'améliorer ainsi la sécurité routière, les pouvoirs publics ont décidé de porter également de trois à deux ans la période du permis probatoire pour ceux qui décideraient de suivre un stage post-permis.

La réduction de la période probatoire.

Permis probatoire en deux ans.

Il faut d'abord rappeler que cette mesure, décidée par une ordonnance du 28 mars 2018, n'entraîne aucune obligation. Elle offre simplement, aux jeunes conducteurs qui le désirent, la possibilité de diminuer d'un an la période probatoire de leur permis de conduire. L'application de cette mesure, désormais intégrée au Code de la route, suppose cependant des conditions :

En premier lieu, les jeunes conducteurs devront s'engager à suivre, après l'obtention de leur permis de conduire, une formation supplémentaire.

Par ailleurs, ils ne devront commettre, durant les deux ans de la période probatoire, aucune infraction entraînant un retrait de points ou la suspension de leur permis de conduire.

Les concepteurs de la mesure, qui ont renoncé à son caractère obligatoire, ont cherché à la rendre incitative. Ainsi, pour encourager les jeunes conducteurs à adopter la démarche, le système de majoration du nombre de points a été aménagé de la même manière que pour la conduite accompagnée.

Au moment de l'obtention du permis de conduire, les jeunes conducteurs se voient, au titre de ce permis, attribuer six points. Les conducteurs souhaitant continuer à suivre une période probatoire de trois ans, continueront à acquérir deux points supplémentaires à l'issue de chaque année de la période probatoire sans infraction. Mais ceux, qui auront opté pour le suivi d'un stage post-permis, pourront gagner non pas deux mais trois points chaque année, à condition également de ne pas avoir commis d'infraction.

Les raisons de cette mesure

Le but essentiel de cette mesure est de réduire les risques d'accidents et de rendre la route plus sûre pour ses usagers. Ce dispositif ne vise pas à stigmatiser la catégorie formée par les jeunes conducteurs, cependant, des études de la Sécurité routière tendraient à montrer que les conducteurs en période probatoire seraient trois fois plus nombreux à courir un risque d'accident mortel que les conducteurs plus chevronnés. Pour tempérer ces chiffres, il faut pourtant rappeler que les jeunes passent en moyenne plus de temps sur la route que leurs aînés. Il n'en reste pas moins que, dans l'ensemble, leur perception des dangers de la route reste encore trop peu précise. Ainsi, cette formation post permis, ajoutée à l'enseignement théorique initial, peut contribuer à une meilleure sensibilisation des conducteurs novices aux risques routiers. Elle peut ainsi amener une prise de conscience salutaire. Leur permis en poche, certains adoptent parfois des conduites à risques. C'est pour les éviter, que cette formation complémentaire entend sensibiliser les jeunes conducteurs aux risques induits, pour un usager de la route, par la prise d'alcool ou de stupéfiants. La gestion de la fatigue ou l'interdiction du téléphone au volant sont d'autres sujets sur lesquels les formateurs, confrontés à un public de jeunes, devront aussi mettre l'accent.

Un dispositif efficace dans l'union européenne.

Ce principe de suivre un stage post-permis existe déjà au sein de l'union européenne. En effet ce stage est obligatoire dans les 12 mois qui suivent l'obtention du permis en Slovénie et en Autriche, entre 6 et 24 mois pour la Finlande et dans les 23 premiers mois de permis en Estonie. La France s'est donc inspirée de ces pays, sans toutefois adopter le caractère obligatoire de la mesure, mais en la bonifiant par une augmentation du nombre total de points plus rapide.

Soucieux de poursuivre une politique de Sécurité routière efficace, les pouvoirs publics viennent de donner aux jeunes conducteurs la possibilité, sous certaines conditions, de réduire la période probatoire de leur permis. Cette mesure incitative s'inscrit dans la logique d'un projet pédagogique cohérent. Elle vise à encourager, chez les jeunes conducteurs, l'abandon progressif de certaines conduites à risques.

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