Accueil > Bilan des pertes de points sur le permis de conduire en 2012.

Durant l’année 2012, et selon le bilan définitif émis par la Direction de la Modernisation et de l’Action Territoriale (rattachée au Ministère de l’Intérieur), ce sont plus de 14 millions de points qui ont été retirés sur les permis de conduire des automobilistes français. Si cela représente tout de même une hausse de 18.5 % par rapport à 2011, ce chiffre s’appuie également sur un recul du nombre de points récupérés. Voici ce bilan présenté plus en détails.
Une grande majorité de petites infractions.
En plus d’une augmentation du nombre de points retirés, l’année 2012 a également connu une hausse du nombre d’infractions traitées : de 7.25 millions en 2011, les forces de l'ordre sont passées à 8.76 millions d’infractions relevées en 2012, soit une hausse 20.8 % en un an. Mais ces infractions ont enregistré des hausses dans des catégories différentes, et elles se sont surtout concentrées sur des infractions légères.
- Retrait de 1 point : 70.8 % du total. En hausse de 25 % sur un an, les infractions sanctionnées étaient presque exclusivement de petits excès de vitesse (moins de 20 km/h au dessus de la vitesse maximale autorisée) ;
- Retrait de 2 points : 9.5 % du total. C’est la seule catégorie à voir son chiffre baisser avec -17 % entre 2011 et 2012 ;

- Retrait de 3 points : 9.4 % du total. Avec un chiffre en hausse de 81 % sur un an, cela pourrait paraitre alarmiste, mais il est important de rappeler que c'est en grande partie dû au changement de 2 à 3 points de l’infraction sur l’usage du téléphone au volant ;
- Retrait de 4 points : 7.9 % du total. En hausse de 7 %, les infractions concernées ont surtout été les non-respects des stops ou des feux rouges, les circulations en sens interdit, ainsi que les excès de vitesse de 40 à 50 km/h au dessus de la vitesse maximale autorisée ;
- Retrait de 6 points : 2.4 % du total. Concernant essentiellement les fort taux d’alcoolémie et les grands excès de vitesse, ces infractions n’ont été en hausse que de 3 %.
Plus de permis de conduire invalidés.
Après trois années de baisse consécutives, l’année 2012 est venue inverser la tendance en termes de permis de conduire invalidés, avec une augmentation de 6 % sur un an (90 136 permis invalidés en 2012 contre 85 067 en 2011). Cette tendance a également touché les permis probatoires annulés, puisqu’après une baisse de 7.5 % en 2011, leur nombre a augmenté de 9.1 % en 2012 (17 798 contre 16 311). Si la très large majorité des permis de conduire invalidés continuaient à appartenir à des conducteurs de sexe masculin (88 %), on note cependant une progression des automobilistes de sexe féminin dans ce classement : en 2011, elles étaient +14 %, et en 2012, +17 %.
Sur les 90 136 permis de conduire invalidés en 2012, seuls 10 % d’entre eux l’ont été à cause d’une infraction unique. Dans la plupart des cas, ces infractions uniques étaient de nature à causer la perte de 6 points (conduite en état d’ivresse ou après usage de stupéfiants, notamment), mais un certain nombre d’automobilistes (environ 1/6) ont tout de même vu leur permis être invalidé à cause d’une infraction sanctionnée de 4 points, comme le non-respect d’un stop ou d’un feu rouge.
Les restitutions et les récupérations de points.
Dans ce raz-de-marée de points retirés, de nombreux autres ont quand même été restitués. Au total, ce sont 4.7 millions d’automobilistes qui ont récupéré 1 point au terme de la période de 6 mois ou 1 an sans nouvelle infraction (le mécanisme des 6 mois ayant été mis en place en juillet 2011), et 2.4 millions de conducteurs dont le capital initial de 12 points a été rétabli. Cependant, ces chiffres sont en baisse (de respectivement -6.8 % et -2.9 %), et montrent notamment que les automobilistes français ont plus fréquemment commis des infractions, surtout durant la période « probatoire » des 6 mois.
Ceci explique d’ailleurs que les stages de récupération de points se portent toujours aussi bien : en 2012, les 19 581 stages organisés ont accueilli au total 311 885 stagiaires, répartis de moitié entre les automobilistes venus de leur plein gré afin de récupérer des points et ceux dont le stage avait été imposé comme alternative aux poursuites judiciaires ou en composition pénale.
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