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Conduite et aptitude du conducteur.

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La nécessité d'être en forme pour conduire.

Pour conduire sa voiture en toute sécurité, il est absolument indispensable d'être en bonne forme physique, d'avoir une bonne vision et de n'être atteint d'aucune maladie qui risque d'altérer la vigilance. En effet, un conducteur qui serait pris d'un malaise risque de faire une fausse manœuvre qui pourrait avoir des conséquences fatales même à faible vitesse.

Les critères médicaux relatifs à l'appareil circulatoire retenus par l'arrêté du 31 août 2010.

En premier lieu, si une personne a été atteinte d'un infarctus du myocarde, ou d'une angine de poitrine instable ou si elle a bénéficié d'un pontage ou d'une angioplastie, elle ne pourra conduire à nouveau qu'après l'avis d'un spécialiste qualifié.

D'autre part, l'avis d'un spécialiste qualifié sera également nécessaire si la personne a été victime d'une tachycardie supraventriculaire paroxystique, d'une extrasystole ventriculaire, d'une fibrillation, d'une tachycardie ventriculaire ou d'un facteur auriculaire. Dans certains cas, une surveillance médicale régulière sera nécessaire. Il en est de même en cas de tachycardie ventriculaire soutenue ou de fibrillation ventriculaire résultant d'une cause chronique. Dans ces deux derniers cas, le conducteur peut être déclaré apte pendant deux ans, mais il doit bénéficier d'une surveillance régulière. Cette surveillance est également nécessaire si la personne porte un défibrillateur ou un stimulateur cardiaque implanté.

En outre, toute personne sujette aux évanouissements est déclarée inapte à conduire en l'absence de traitement. Après la mise en place du traitement, elle pourra conduire après l'avis d'un spécialiste. Si la personne a été victime d'un accident vasculaire cérébral ou d'un anévrisme cérébral, elle sera déclarée temporairement inapte à conduire. Elle pourra reprendre la conduite après l'avis d'un spécialiste. L'hypertension artérielle rend inapte si elle dépasse 22/13. L'insuffisance cardiaque chronique ne permet pas de conduire si elle atteint en permanence le stade 4.

Les critères relatifs à la vision.

Problème de vue et permis de conduire.

L'arrêté du 31 août 2010 a modifié ces critères, mais il est indispensable d'avoir une acuité au moins égale à 5/10e pour les deux yeux éventuellement avec une correction. D'autre part, il faut avoir un champ visuel suffisant, être capable de bien voir la nuit, ne pas être trop sensible aux contrastes ou à l'éblouissement et ne pas avoir de diplopie permanente. Si la personne a fait l'objet d'une intervention chirurgicale au niveau des yeux, un avis spécialisé est obligatoire.

Les autres cas qui rendent inapte à conduire.

On est déclaré inapte à conduire si l'on souffre de blépharospasme, il s'agit d'une maladie dans laquelle les paupières du patient se ferment sans que le phénomène puisse être maîtrisé. Bien entendu, celui qui est alcoolique ou toxicomane et qui ne se soigne pas est également déclaré inapte à la conduite. Il en est de même en cas d'instabilité à l'origine de troubles sérieux de la coordination et de l'équilibre et en cas de somnolence intense, de démence grave ou d'affection neurologique majeure. Enfin, le conducteur qui est atteint de psychose affectant la conduite ne pourra pas non plus obtenir son permis.

Cas particulier d'une personne souffrant d'épilepsie.

L'arrêté applicable précise qu'une personne épileptique doit être déclarée médicalement inapte à conduire dans la mesure où elle a eu au moins deux crises d'épilepsie non provoquées au cours des cinq dernières années. Lors de la visite médicale, l'avis d'un neurologue ou d'un psychiatre sera demandé. Ce praticien sera invité à s'exprimer sur l'aptitude à la conduite et sur la durée pendant laquelle le patient peut être déclaré apte.

Cas des personnes atteintes de diabète.

En principe, un diabétique ou une personne qui a des risques sérieux d'hypoglycémie ou d'hyperglycémie grave est déclaré inapte à conduire. Cependant, s'il suit un traitement destiné à améliorer son état, un médecin spécialiste peut le déclarer apte.

Source : legifrance et sante.gouv

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