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Les radars embarqués se mettent en place.

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A partir du 15 mars prochain, un tout nouveau type de radar débarque sur les routes : les radars embarqués. Cette nouvelle génération de radars, baptisée ETM (comme Équipement de Terrain Mobile), mais aussi appelée radars mobiles-mobiles, équipera les voitures, banalisées, des forces de l’ordre, l’objectif étant de diviser par deux le nombre de morts sur les routes. Mais comment vont fonctionner ces nouveaux radars ? Seront-ils plus efficaces que les précédents ? Voici les réponses à toutes ces questions.

Le fonctionnement.

Radar mobile-mobile.

Un radar invisible.

Là où ce nouveau radar se distingue nettement de ses congénères, c’est qu’il est totalement invisible pour les automobilistes. Installé sur les voitures banalisées des forces de l’ordre, il se situe sur la partie basse du véhicule, dissimulé derrière la plaque d’immatriculation. De plus, sa présence passe totalement inaperçue puisqu’il n’émet aucun flash, aucun signal visuel : il est en effet équipé d’une technologie proche de l’infrarouge qui permet de vous flasher sans avoir à projeter de lumière.

Un radar mobile.

Bien que plusieurs types de radars dits « mobiles » existent déjà, celui-ci est différent dans le sens où le véhicule qui le transporte peut facilement se fondre dans le flot de circulation, tout en continuant à flasher. Une fois réglé sur la vitesse à ne pas dépasser pour la route empruntée, il réussit à flasher toutes les voitures qui dépassent le véhicule banalisé des forces de l’ordre, instantanément, et discrètement. Pour l’instant, seuls les véhicules qui doublent sont concernés, mais très rapidement, ce radar sera aussi capable de calculer la vitesse de tous les véhicules croisés qui circulent dans l’autre sens.

Une tolérance plus large.

La Sécurité Routière a basé tout le plan de communication autour de ce nouveau radar sur le fait qu’il n’est là que pour traquer les grands excès de vitesse. Mais est-ce vrai ? A partir de quelle vitesse serait-vous flashé ?

Le système de calcul.

A cause d’une marge d’erreur plus importante que sur les radars automatiques fixes, il est vrai que les radars embarqués (mobiles-mobiles) ne prendront en compte que les excès bien supérieurs à la vitesse réglementaire. Les calculs sont présentés comme ceci :

Les cas sur la route.

Concrètement, cela signifie que quand vous croiserez ce nouveau radar et qu’il calculera votre vitesse, il y retirera soit 10km/h, soit 10%, selon l’endroit où vous rouliez. Ce qui veut dire qu’il ne vous flashera que si vous roulez à plus de :

On peut donc réellement penser que ce nouveau radar ne sanctionnera que les grands excès de vitesse, et que si vous faîtes preuve d’une conduite relativement responsable, vous ne devriez pas être inquiété. N’oubliez cependant pas les autres radars qui, eux, sont beaucoup moins tolérants.

Des contestations facilitées.

Depuis que le système de fonctionnement de ce nouveau radar a été dévoilé, les possibilités de contestations de PV sont apparues comme relativement simples. En effet, étant donné qu’il ne flashe que l’arrière des véhicules qui dépassent la voiture banalisée dans lequel il est installé, il ne prend aucune photo du conducteur du véhicule. Dans cette situation, il est donc très facile de contester et d’affirmer que vous n’étiez pas la personne au volant au moment de l’infraction ou du délit. Seul le montant de l’amende pourra alors vous être réclamé, mais vous échapperez à toute perte de points.

Cependant, la plus grande contestation concernant ce nouveau radar provient de son utilité. Alors qu’aujourd’hui on sait que la majorité des accidents mortels sur la route sont dus à l’alcool et non à la vitesse, ce radar est-il vraiment la meilleure arme pour lutter contre la mortalité routière ? La question reste ouverte.

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