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Un permis à points électronique.

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Depuis une directive de l’Union Européenne datant du 20 décembre 2006, tous les pays membres se doivent d’être prêts à diffuser, et ce à partir de janvier 2013, un permis de conduire électronique et unique. La mise en place de ce nouveau permis, baptisé permis biométrique, se fera pourtant en douceur en France. En effet, avec les 40 millions d'exemplaires en circulation sur le territoire, il a été décidé de n’en remplacer que 2 millions par an, pour plus de souplesse dans la transition. De ce fait, le permis biométrique ne devrait être l’unique permis en circulation en France que d’ici 2033.

Un changement nécessaire.

Nouveau permis de conduire électronique.

C’est au préfet Jean Benoît Albertini que la Direction de la Modernisation de l’Action Territoriale a confié la mission de superviser cette transition entre permis classique et permis biométrique. Avec plusieurs dizaines de millions de documents à renouveler, c’est une entreprise longue qui va débuter, mais qui sera assurée dans le respect le plus scrupuleux. Il y a en effet une sorte d’urgence nécessaire à enfin modifier le permis de conduire : son aspect n’est plus adapté et n’est plus assez sécurisé.

Comme le rappelle le préfet Raphaël Bartolt, patron de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés), notre papier rose est trop facilement falsifiable, et la photo du conducteur, qui date généralement de l’année de l’obtention, correspond rarement à ce à quoi la personne ressemble maintenant. De plus, fait d’un simple papier, les conditions de conservation ne sont pas optimales, et ils finissent régulièrement par tomber en lambeaux. Enfin, avec presque un demi million de permis déclarés perdus ou volés chaque année, il est possible de suspecter quelques fraudes bien dissimulées. L’introduction du permis biométrique devrait donc régler tous ces problèmes.

On estime à environ 40 millions d’euros la somme qui sera nécessaire pour effectuer cette transition, coût auquel il faut rajouter 20 millions par an de frais de fonctionnement. Une somme importante, donc, ce qui explique également la mise en place progressive, pour étaler les dépenses.

Le permis biométrique.

Ce nouveau permis à point électronique introduit donc de nombreux changements, à la fois dans son apparence, ainsi que dans son utilisation. Dans une volonté de généralisation et de standardisation des formats, le permis biométrique aura désormais la grandeur d’une carte à puce, comme une carte bancaire ou votre carte Vitale. Il sera lui aussi équipé d’une puce, ce qui permettra, par exemple, de le connecter à l’aide d’un boitier à votre ordinateur personnel, pour consulter le nombre de points restants, et peut-être même l’historique de vos infractions.

Fini donc la liste de détails présents sur le petit papier rose, toutes les informations seront contenues dans la puce. On parle ici de l’identité et d’une photo du titulaire du permis de conduire, des données concernant l’obtention de ce dernier, les points restants et les infractions commises, ainsi que peut-être un exemplaire des empreintes digitales (ce détail reste à préciser). Ce nouveau permis de conduire biométrique sera renouvelable tous les 15 ans, notamment pour réactualiser les informations, comme la photo du conducteur, par exemple.

Cependant, bien que pratique, la présence de cette puce est plutôt faite pour faciliter le travail des forces de l’ordre. Ils auront en effet, grâce à elle, accès direct au dossier du conducteur, et cela à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières (dans les limites de l'Union Européenne). Ces changements sont introduits pour renforcer la lutte contre les fraudes, et permettre à toutes les polices européennes de pouvoir verbaliser les mauvais conducteurs, quel que soit leur pays d’origine.

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