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Les jeunes conduisent souvent comme leurs parents.

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Si les parents se doivent de montrer l’exemple à leurs enfants concernant les règles d’éducation et leur attitude sociale, il en est de même pour la conduite à tenir au volant. Une étude, réalisée du 18 au 27 octobre 2016 par l’institut de sondage IFOP, auprès de 993 conducteurs âgés de 18 à 25 ans, et dévoilée par la fondation VINCI Autoroutes, révèle l’influence de la conduite des parents sur celles de leurs enfants.

L'influence des parents sur la conduite de leurs enfants.

65 % de ces jeunes conducteurs estiment, en effet, avoir été influencés par leurs parents, en ce qui concerne leur comportement au volant, contre 25 % par leur moniteur d’auto-école et 10 % par le reste de leur entourage (2 % par un membre de la fratrie et 8 % par d’autres personnes). Il va donc de soi que, dès le plus jeune âge de leurs enfants, les parents doivent adopter les bons gestes au volant pour les aider à devenir des conducteurs responsables. Pour l’heure, ce constat n’est pas là !

Des enfants trop peu sensibilisés aux comportements à risque sur la route

En majorité, les parents semblent tenir leur rôle éducatif puisque 73 % des conducteurs interrogés reconnaissent avoir été sensibilisé aux risques de consommation d’alcool et de stupéfiants et 68 % ont été averti de l’importance du port de la ceinture au volant.

Pour autant, cette sensibilisation reste légère pour certains comportements puisque 44 % des parents n’ont jamais abordé les risques liés à une vitesse excessive et 43 % n’ont donné que peu ou pas de recommandations sur l’usage du téléphone portable au volant. Le sujet de la fatigue au volant reste également très peu évoqué puisque 55 % des jeunes rapportent ne pas en avoir discuté avec leurs parents.

L’apprentissage de la conduite par mimétisme

Bien plus que par les conseils parentaux, les enfants apprennent à conduire en observant leurs parents le faire. L’influence est telle que les conducteurs, dont les parents adoptent des comportements à risque au volant, auront une plus forte propension à reproduire ces comportements que des jeunes n’y ayant été que peu ou pas confrontés.

C’est le cas, par exemple, de la conduite en état d’alcoolémie, adoptée par 37 % des jeunes dont les parents conduisaient en ayant bu, contre 13 % des jeunes qui n’ont jamais vu leurs parents le faire. Même constat pour ce qui est de la fatigue au volant : 71 % des jeunes dont les parents conduisaient en état de fatigue reconnaissent ne pas s’arrêter eux-mêmes lorsqu’ils sont fatigués, alors que seuls 29 % des nouveaux conducteurs le font sans avoir eu cet exemple de leurs parents.

Heureusement, les conduites à risque ne sont pas les seules à être reproduites par les enfants, puisque les conduites responsables suivent le même schéma. Ainsi, 79 % des enfants dont les parents s’arrêtaient lors de longs trajets ont également adopté cette habitude, contre 37 % pour les jeunes conducteurs dont les parents faisaient le trajet en une fois.

Enfin, ne mettons pas toute la faute sur les parents puisque certains enfants adoptent des comportements qu’ils n’ont pas forcément observés au volant. C’est le cas notamment de l’usage du téléphone portable (42 %) et des excès de vitesse (45 %), des comportements à risque développés chez des jeunes conducteurs dont les parents respectaient le Code de la route.

Les risques pris au volant par les jeunes conducteurs

Qu’en est-il de l’incivilité sur la route ?

Comme pour les conduites à risque, le mimétisme a un impact sur les conduites d’incivilité sur la route. Ainsi, 72 % des jeunes dont les parents ne laissaient pas passer les piétons sur les passages le font également, et 75 % ont tendance à insulter les autres automobilistes, ayant vu leurs parents faire de même (contre 36% pour ceux dont les parents restaient courtois).

Le sujet des incivilités est d’ailleurs assez peu abordé entre générations puisque 63 % des jeunes conducteurs n’ont pas eu de recommandations parentales sur le devoir de rester calme et poli face aux autres conducteurs, même lorsqu’ils sont en tort. De même, 49 % reconnaissent ne pas avoir été suffisamment averti des mesures à prendre face à la vulnérabilité de certains usagers de la route (ex : cyclistes, piétons).

La conduite parentale : un modèle à adopter à condition d’exemplarité

Comme nous l’évoquions précédemment, 65 % des jeunes conducteurs se disent influencés par la conduite de leurs parents, qu’ils trouvent globalement positive (8,1/10 pour les mères et 7,8/10 pour les pères). Malgré cela, 29 % des conducteurs interrogés reconnaissent avoir déjà eu peur de la conduite automobile de leur père, et 20 % de celle de leur mère.

Le constat est sans appel : 10 % des jeunes interrogés ont une conduite jugée « très à risque » et, parmi eux, 37 % l’ont développée après avoir observé leurs parents avoir ce même type de conduite. Seul 3 % des jeunes conducteurs adoptent cette conduite dangereuse en ayant, pourtant eu, des parents responsables au volant.

On ne peut donc que conseiller aux parents d’être des figures d’exemplarité en inculquant à leurs enfants les règles du Code de la route et le respect des autres usagers, pour qu’ils deviennent à leur tour des citoyens et surtout des conducteurs responsables.

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