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2013 : - 10 % de mortalité routière, il reste des pistes d'amélioration.

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Alors que les chiffres définitifs devraient être connus d’ici quelques jours, les premières tendances concernant les chiffres de la Sécurité Routière pour l’ensemble de l’année 2013 sont très encourageantes : la mortalité routière aurait baissé de 10 % en un an. C’est en tout cas ce que Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, a récemment affirmé. Si cette baisse confirme la politique menée par le gouvernement, d’autres pistes d’amélioration sont cependant déjà à l’étude pour parvenir à réduire toujours plus les dangers de la route et continuer à faire baisser le nombre de morts.

Un taux de mortalité routière historiquement bas.

Selon la première estimation dévoilée par Manuel Valls lui-même, au micro d’Europe 1, la mortalité sur les routes de France devrait connaître en 2013 un recul historique, et atteindre son taux le plus bas depuis la mise en place des statistiques de la Sécurité Routière en 1948. Elle devrait en effet subir une baisse de 10 %, ce qui représenterait entre 3 200 et 3 300 personnes tuées en une année. (En guise de comparaison, l’année 2012 avait connu 3 653 morts sur les routes.)

Mortalité routière 2013 comparé à 2012.

Soulignant l’importance de la lutte contre les dangers de la route, qu’il a qualifié de « cause nationale », Manuel Valls a également tenu à rappeler que derrière ces chiffres très encourageants se trouvaient d’autres réalités à ne pas mettre de côté :

« Et je n'oublie pas les blessés, les blessés très graves, les blessés à vie. Cela nous oblige à poursuivre ces efforts. »

L’objectif clairement affiché est de continuer à faire baisser ces chiffres, en utilisant tous les moyens possibles. D’ici 2020, le gouvernement et la Sécurité Routière ont en effet comme ambition de faire passer à moins de 2 000 le nombre de morts sur les routes.

Les pistes envisagées pour continuer à améliorer la sécurité routière.

Pour atteindre cet objectif, plusieurs pistes viennent d’être évoquées par le CNSR (Conseil National de la Sécurité Routière). Si toutes ne seront pas retenues, ces idées permettent de se faire une idée de possibles futurs changements en matière de sécurité routière.

Une circulation inter-files pour les deux-roues

Bien que déjà tolérée par les forces de l’ordre, la remontée de file effectuée par les deux-roues lors de ralentissements ou d’embouteillages pourrait être définitivement autorisée. Les membres du CNSR se sont mis d’accord sur la mise en place d’une expérimentation autour de cette pratique. Elle pourrait donc être réalisée sur des portions d’autoroutes volontaires, y compris sur le périphérique parisien. Les motards seraient alors libres de circuler entre deux files de véhicules à l’arrêt ou à vitesse réduite, en respectant cependant une vitesse maximale de 50 km/h.

Des éthylotests anti-démarrage

Depuis longtemps évoqués, notamment par les associations de défense de victimes de la route, des éthylotests anti-démarrage (également appelés EAD) pourraient être installés dans les véhicules des conducteurs ayant déjà été condamnés pour conduite en état d’ivresse. Si une loi de 2011 prévoit déjà l’installation d’EAD comme peine complémentaire, cette sanction n’est que très rarement mise en application, du fait du manque d’installateurs agréés sur le territoire.

L’installation de boites noires

Tout comme pour les avions, le CNSR envisagerait de faire équiper tous les véhicules de boites noires, et demande à l’Europe de se pencher sur cette question. Les données ainsi enregistrées (30 secondes avant l’accident, et 15 secondes après) pourraient permettre d’analyser les raisons de l’accident et également faciliter de possibles enquêtes judiciaires.

De nouvelles limitations de vitesse ?

Si le CNSR n’a pas voté l’abaissement de la vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur les routes secondaires, le gouvernement pourrait retenter sa chance plus tard dans l’année. Un comité d’experts a en effet rendu un rapport présentant une stratégie à appliquer pour atteindre cette barre des 2 000 morts en 2020, et celle-ci tourne autour de trois points : vitesse, alcool et obstacles. En plus du renforcement des contrôles d’alcoolémie et de la suppression d’obstacles dangereux sur les routes (tels que certains arbres, les fossés ou encore des poteaux), la diminution de la vitesse maximale autorisée est donc toujours envisagée.

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